Études scientifiques sur les bénéfices du massage
D'après nos recherches Printemps 2017

En Express

Il est prouvé que LE TOUCHER:

SOCIALISE ET APAISE, EST VECTEUR DE DÉVELOPPEMENT ET PARTICULIÈREMENT CHEZ LES NOUVEAUX NÉS, CLAME LE STRESS, RÉDUIT L'INFLAMATION MUSCULAIRE (PHASE DE RÉCUPÉRATION MAXIMISÉE), FACILITE LA DIGESTION, DIMINUE L'AGRESSIVITÉ, L'ANXIÉTÉ, LES TROUBLES PENDANT LA GROSSESSE, LES TROUBLES DU SOMMEIL, L'IMPACT DES EFFECTS SECONDAIRES DU TRAITEMENT DE CANCER, RÉDUIT LA DOULEUR EN GÉNÉRAL, LES TROUBLES DUS AUX MENSTRUATIONS, AIDE LORS D'ANOREXIE / DE BOULIMIE, DE DÉPRESSION, D'HYPERACTIVITÉ, D'AUTISME, DE MAL AU DOS, D'ALLAITEMENT, DE PROBLÈME DE PEAU, D'ADDICTION, DE DIABÈTE, D'ASTHME, D'UN TRAITEMENT EN SOIN INTENSIF, D'UNE JAUNISSE, LORS D'UN TROUBLE IMMUNITAIRE GRAVE (SIDA), AIDE À LA RÉUSSITE'UNE FÉCONDATION IN VITRO, SOULAGE L'ARTHRITE, DÉVELOPPE LA CONFIANCE EN SOI, AMÉLIORE L'IMAGE DE SOI...

Ça part de là...

LE TOUCHER, ACTE SOCIALISATEUR APAISANT

QUAND? Dans les années 60.

QUI? Harry Harlow, psychologue américain.

QUOI? Expériences sur bébés singes privés du contact physique bienveillant (avec leur mère).

RÉSULTATS: Ils développent un comportement autistique, agressif, dépressif et sont parfois incapables de se reproduire une fois adultes.



QUAND? 1975

QUI? Prescott, neuropsychologue à l'Institut National de la Santé des Enfants et du Développement Humain à Bethesda au Maryland.

QUOI? Affirme que, chez les humains cette fois, « la privation de toucher, de contact et de mouvement sont les causes fondamentales d'un certain nombre de troubles émotionnels, y compris des comportements dépressifs et autistiques, d'hypersexualité, d'abus de drogues, de violence et d'agressivité. »

*Sources: Article a paru en partie dans le numéro de avril 1975 de The Futurist , publié par World Future Society (Avril 1975, Bulletin of the Atomic Scientists).



LE TOUCHER VECTEUR DE DÉVELOPPEMENT

QUAND? 1979.

QUI? Docteur Saul Schanberg, neuroscientiste et physicien, du département de pharmacologie de l'Université Duke.

QUOI? Mise en évidence de l'importance du touché dans le développement des mammifères. Il émet l'hypothèse que le système tactile fait partie d'un mécanisme de survie primitif.

RÉSULTATS: Des rats, qui, touchés et choyés par leur mère ou par un outils reproduisant les caresses (un pinceau humide), deviennent plus résistants aux maladies, plus vifs, plus « intelligents » et même dominants dans la colonie de rats.




QUAND? À partir de 1964.

QUI? Marion Diamond, professeur d'anatomie à l'Université de Californie à Berkeley.

QUOI? Test sur la plasticité de l'anatomie du cortex cérébral.

RÉSULTATS: Les rats qui avaient une expérience du touché, avaient des cellules nerveuses mieux développées dans la zone du cortex qui traite les sensations du toucher.




QUAND? Dès 1992.

QUI? Docteur Tiffany Field, psychologue de l'école de médecine de l'Université de Miami.

RÉSULTATS: Les bébés massés grandissent davantage et prennent plus de poids que ceux qui ne sont pas massés, sans qu'il y est une différence sur les quantités de nourriture ingérées (les nourrissons prématurés qui ont été massés pendant 15 minutes trois fois par jour ont gagné 47% de poids comparés à d'autres laissés seuls dans leurs incubateurs). Les nourrissons massés ont également montré des signes selon lesquels le système nerveux murissait plus rapidement




QUAND? Dans les années 90.

QUI? Theodore Wachs, un psychologue à Purdue.

RÉSULTATS: Les nourrissons qui ont connu plus de contact peau à peau ont eu un avantage dans le développement mental au cours des six premiers mois de leur vie.

"Nous nous permettons une aparté: il vous apparait évident que masser son enfant est donc créateur de bien-être et de développement positif mais sachez tout de même une règle simple: un massage léger sur son dos et/ou ses jambes tend à le relaxer, tandis que caresser son visage, son ventre ou ses pieds tend à le stimuler."




LE TOUCHER EN RÉPONSE AU STRESS

QUAND? dès les années 1970.

QUI? Docteur Seymour Levine, un psychologue du département de psychiatrie de l'École de médecine de l'Université de Stanford.

QUOI? Déclare « Le contact et le touché jouent un rôle important dans la capacité du nourrisson à régler ses propres réponses au stress», il théorise alors que chez les humains, une réduction des hormones de stress peut être induite par le touché et peut s'expliquer par les effets apaisants du contact peau à peau.

*Sources: Article rédigé par DANIEL GOLEMAN, pour le New York Times, Pages Science, Publié le 2 février 1988 nytimesThe Journal of Pediatrics, Néosanté N°22, AVRIL 2013: article rédigé par le psychologue Fabrice Mascaux à l'Université de Liège (Belgique)huffingtonpost




RÉDUCTION D'INFLAMATION MUSCULAIRE

*Téstée d'abord sur des rats par l'équipe du professeur Thomas Best (Ohio State University).

QUAND? En 2012.

QUI? Les chercheurs de l'Université McMaster supervisés par le Docteur Mark Tarnopolsky, professeur de médecine à l' École de médecine Michael G. DeGroote, (Canada).

QUOI? Démontrer que la pression mécanique due au massage modifie l'expression de gènes qui produisent des protéines réduisant les mécanismes d'inflammation.

RÉSULTATS: les massages réduisent le stress dû aux micro-dommages produits dans les fibres musculaires par une activité physique intense et augmente la production de mitochondries* dans les cellules, améliorant la récupération musculaire.

* Mitochondrie: « centrale énergétique » de la cellule qui convertit l'énergie des molécules organiques issues de la digestion (glucose) en énergie directement utilisable par la cellule.

*Sources : Sciences et vie N°1135 avril 2012 p 80 : Massage, nos gènes adorent ! , Science Translational Medicine 1 Février 2012, mcmastersciencemagmediapart



LE TRI

QUAND? En 1992

QUOI? le TRI (Touch Research Institut) est créé par la faculté de Médecine de l'Université de Miami.

RÉSULTATS: Les chercheurs du TRI consacrent leur temps à étudier les effets du touché, type massage. Leur crédibilité est assurée par le sérieux de leurs études. Chacune est menée consciencieusement avec à chaque fois un échantillonnage large de participants et un groupe témoin. Leurs recherches ont abouties à mettre en avant les bénéfices du massage. Voici notamment quelques révélations que nous leur devons: le massage facilite le gain de poids chez les nourrissons prématurés, améliore l'attention, atténue les symptômes dépressifs, réduit la douleur, réduit les hormones du stress et améliore les fonctions immunitaires.


Résumé des études du TRI, avant 2010:

AGRESSIVITÉ

Le massage abaisse l'anxiété, les participants ont dit se sentir moins irritables et leur proches les ont trouvé moins hostiles.


ANOREXIE / BOULIMIE

Le massage diminue le stress et l'anxiété des femmes anorexiques (taux de cortisol en baisse immédiatement après le massage)


ANXIÉTÉ

Le massage abaisse la douleur, l'anxiété et la tension (études notamment réalisées sur des patients atteints de chirurgie cardiaque, chez des enfants et des adolescents présentants des troubles psychiatriques, chez des employés dits stressés, femmes présentant un cancer du sein). Certains de ces effets peuvent se prolonger après l'étude concernée.


DÉPRESSION

Le massage diminue le sentiment de déprime (1992), agit positivement au niveau hormonal, restaure l'interaction mère-enfant lors des dépression post-partum et réduit significativement la gravité de la dépression à partir de la semaine 4 chez des sujets atteints du VIH (1996).

*17 études menées simultanément en 2010 mettent en avant les effets positifs du massage sur la dépression.


HYPERACTIVITÉ

Le massage permet d'augmenter le temps concentration dédié à une tache, tempère le comportement et calme l'agitation.


AUTISME

Le massage calme les comportements excentriques, encourage les comportements sociaux positifs et diminue les problèmes de sommeil.

*Moins d'anxiété observée notamment grâce aux massages Thaï.


MAL AU DOS

Le massage permet une diminution de la consommation de médicaments.

*63% d'un groupe de personnes présentant une hernie discale douloureuse, ont signalé une réduction de la douleur.


ALLAITEMENT

Le massage facilite l'écoulement du lait maternel.


PROBLÈME DE PEAU

Le massage réduit la douleur, diminue les démangeaisons, apaise l'humeur et améliore l'eczéma.


NOUVEAUX NÉS

Le massage stimule leur système immunitaire (les massés sont moins malades que les non-massés, 1987), permet aux enfants en bas âge de gagner en moyenne 28% de poids par jour, bien que les groupes ne diffèrent pas sur la consommation (calories ou volume),en outre on observe une diminution des complications post-natales et une maturité avancée (en comparaison au groupe témoin) des comportements moteurs (1993). On observe aussi un temps de séjour hospitalier plus court.


CONFIANCE

Le massage améliore l'estime de soi, l'image que l'on a de son corps et la confiance en la vie (face à la maladie par exemple, 1998).


PHASE DE RÉCUPÉRATION

Le massage augmente la libération de protéines du tissu musculaire dans le sang, améliore le maintien de la capacité de performance neuro-musculaire et diminue l'indice de fatigue et atténue le stress cellulaire (1995).


DIGESTION

Le massage facilite la digestion des nouveaux nés (augmentation des mouvements intestinaux grâce notamment à la réflexologie et diminution la fréquence du résidu gastrique) et soulage des nausées (notamment pendant la grossesse).


GROSSESSE

Le massage diminue la sensation de jambes lourdes, les sautes d'humeur et le stress.

Il abaisse le risque d'avoir des complications pendant l'accouchement (1999) et diminue du risque de naissance prématurée!!! (2009).


VISAGE

Le massage du visage permet aux massés d'avoir une meilleure image d'eux même (1986).

Et oui, parfois, l'effet psychologique est déjà intéressant!!


STRESS (AU TRAVAIL)

Le massage accroit la vigilance, détend, améliore la vitesse et la performance du travail, baisse le taux de Cortisol (hormone du stress), diminue la dépression, abaisse le niveau de tension musculaire.


ADDICTION

Le massage diminue les symptômes du sevrage (1999) et améliore l'humeur.



Résumé des études du TRI, entre 2015 et 2017:

SOMMEIL

Le massage améliore le sommeil chez les enfants: une latence plus courte pour dormir, un temps de sommeil plus long et moins de réveil nocturne


COMPORTEMENT ET CONFIANCE EN SOI

Le massage augmente la production hormonale d'ocytocine. (données recueilli après 3 mois de massage puis 4 mois sans massage).

*Résultats confirmée par l'étude du Centre Yoga Massage à Liège.


CANCER

Le massage assortis de gingembre est une combinaison thérapeutique contre les nausées et les vomissements induits par la chimiothérapie chez les adultes.


DOULEUR

Le massage diminue la douleur dûe au cancer, notamment lors de réflexologie plantaire, diminue la douleur ressentie après une chirurgie et diminue (en intensité et en fréquence) les maux de tête & migraines.


PATIENTS EN SOIN INTENSIF

Le massage aide à la stabilisation de la tension artérielle, de la fréquence respiratoire et cardiaque, des gaz sanguins artériel (O2, PH et pO2).


JAUNISSE

Le massage diminue les niveaux de bilirubine (pigment jaune présent dans la bile) chez des nouveau-nés atteints de jaunisse néonatale.


TROUBLE IMMUNITAIRE (sida)

Le massage améliore le développement mental, l'audition et la capacité d'élocution des nouveaux nés exposés au VIH.


AVANT LA GROSSESSE

Le massage améliore la réussite de la fécondation in vitro.


ARTHRITE

Le massage accroit la mobilité, la fluidité des mouvements et diminue la douleur lors d'arthrite (notamment aux genoux et à l'épaule).

*2165 participants ont été testé lors de cette étude.


STRESS

Le massage à raison de 20 minutes deux fois par semaine pendant 4 semaines baisse significativement le stress au travail (étude effectuée sur des infirmières).

*Étude corroborant celle menée par Veronique DUQUESNE en novembre 2007 au Centre de Yoga Massage à Liège qui démontrait que le massage diminue le taux d'hormones du stress: le Cortisol. On constate en effet que la moyenne du taux de cortisol après massage passe de 121,45 ng/ml à 80,8 ng/ml soit une chute de 34%.


MENSTRUATIONS

Le massage réduit considérablement les douleurs pelviennes (plus que des exercices de grainage) ainsi que les changements d'humeur, l'anxiété et la dépression.


MÉCANISME SOUS-JACENTS

Une seule séance courte (10 minutes) de massage de la tête accroît l'activité parasympathique, baisse le rythme cardiaque et la tension artérielle.


ASTHME

Le massage augmente les fonctions pulmonaires du corps.


DIABÈTE

Le massage baisse du taux de glucose dans le sang, réduit l'anxiété et l'humeur dépressive.


CONCENTRATION

Le massage élève la vigilance et améliore les performances de chacun.

*Test concernant notamment les performances en mathématiques.


BIEN- ÊTRE

Le massage procure une sorte de satisfaction corporelle. Preuve à l'appuie avec l'Ocytocine: « hormone du plaisir » ou « hormone du bonheur » qui augmente nettement après une séance de massage.

*recherche confirmant l'étude menée par Fabrice Mascaux en décembre 2004 au Centre Yoga Massage à Liège.

*La chercheuse suédoise Kerstin Uvnäs Moberg avait avancé auparavant cette théorie.


*Sources: pubmed, miami.edu/touch-research





« N'est-ce pas un merveilleux moyen de mêler l'utile à l'agréable ?... »


DUQUESNE Véronique, novembre 2007.